Un nettoyage de printemps s’est imposé dans le cadre d’une action organisée par Be Wapp. Les équipes administratives communales et du CPAS de Soignies ont pris la place des équipes de salubrité. Une autre manière de découvrir la réalité du métier.
Soignies mobilisée pour la propreté : une opération coup de poing sur le terrain
Ce vendredi, la Ville de Soignies a mené une vaste opération de nettoyage mobilisant plus de septante membres du personnel communal et du CPAS. Objectif : lutter contre les déchets et rappeler que la propreté de l’espace public est une responsabilité collective.À l’initiative de cette action, la bourgmestre Fabienne Winckel insiste sur l’importance d’un engagement partagé.
« La propreté, c’est l’affaire de tous. Si nous voulons une entité propre, cela passe à la fois par des citoyens responsables et par des équipes qui peuvent accomplir efficacement leur travail au quotidien », souligne-t-elle.
La Ville s’appuie sur un dispositif varié : équipes de salubrité, éco-cantonniers, agents environnementaux et gardiens de la paix. Un maillage indispensable pour maintenir un cadre de vie agréable, aussi bien en centre-ville que dans les villages.
Des agents de terrain confrontés à une réalité persistante
Sur le terrain, cette opération a aussi permis de mettre en lumière le travail souvent méconnu des agents communaux. Cantonnier, Alain Roisin connaît bien la réalité du terrain.
« On nettoie régulièrement les rues et les fossés, mais le lendemain, il y a déjà de nouveaux déchets. Il y a du mieux, mais il reste énormément de travail », constate-t-il.
Au-delà du nettoyage, la journée avait aussi une dimension humaine. Des agents issus d’autres services ont pu accompagner les équipes de terrain, à l’image de Eddy Dupont, directeur de la crèche du CPAS de Soignies.
« Participer à une telle opération permet de mieux comprendre leurs conditions de travail et l’ampleur de la tâche. C’est une manière concrète de leur donner un coup de main, au moins une fois par an », explique-t-il.
Entre incivilités et reconnaissance, un équilibre fragile
Malgré les incivilités quotidiennes, les agents peuvent compter sur quelques marques de reconnaissance.
« Un bonjour, un coup de klaxon, ce n’est pas grand-chose, mais ça fait toujours plaisir », confie encore Alain Roisin.
Un geste simple pourrait toutefois faire toute la différence : respecter l’espace public. Car au-delà des opérations ponctuelles, c’est bien le comportement de chacun qui déterminera, à long terme, la propreté de la ville.
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