Les syndicats de la fonction publique wallonne ont annoncé un préavis de grève pour le 14 novembre prochain, regroupant le Service public de Wallonie (SPW) et les Unités d’administration publique (UAP). Cette mobilisation vise à protester contre la réforme portée par la ministre Jacqueline Galant, qui prévoit notamment la suppression du statut des fonctionnaires.
Les syndicats considèrent cette réforme comme une remise en question de la sécurité de l’emploi et de l’organisation de la fonction publique.
Le mouvement pourrait s’étendre à la fonction publique communautaire, dont les agents envisagent une journée de grève supplémentaire le 22 novembre, une décision qui sera confirmée vendredi.
Le choix de ces dates n’est pas anodin : elles coïncident avec des comités de secteur cruciaux pour la réforme puisque les négociations débutent à ces mêmes dates – le comité de secteur 16 se réunira le 14 novembre à Namur (concernant la fonction publique) et le secteur 17, le 22 novembre à Bruxelles (concernant la communauté française).
Suppression du statut : un point de discorde majeur
Le cœur du mécontentement réside dans la réforme de la ministre Galant, et plus précisément, dans la suppression du statut des fonctionnaires. Les syndicats dénoncent un manque de transparence de la part de la ministre et l’accusent notamment d’avoir menti par omission concernant les dossiers de statutarisation.
Des “notes vertes” internes découvertes par les organisations syndicales, révèlent que la ministre a interdit à l’administration de recruter des statutaires, bien qu’elle ait publiquement affirmé que les procédures suivaient leur cours normal.
Le manque de personnel : une crise silencieuse
La grève prévue s’inscrit également dans un contexte de réduction des effectifs au sein de la fonction publique. Le non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite est également pointé du doigt, notamment pour les “missions critiques” de l’État.
Stéphane Jaumonet (secrétaire général de la CGSP Amio) souligne l’inadéquation des solutions proposées, notamment les transferts intra-services.
Cela a déjà été fait. Il y a déjà un manque de personnel ! On a quelques années de retard en remplacement de personnel.
La digitalisation : une solution insuffisante
La digitalisation, mise en avant par le gouvernement comme réponse aux problématiques de gestion, est également remise en question par les syndicats, qui considèrent qu’elle ne peut combler le vide laissé par le manque de personnel.
“Ce n’est pas la solution miracle”, insiste Stéphane Jaumonet.
Ce dernier exprime son inquiétude pour l’avenir du service public.
Toutes nos enquêtes sur la charge psychosociale dans la fonction publique montrent déjà un manque critique de personnel.
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