Depuis plusieurs mois, le « talus de la Garenne » à Maurage est en auto-combustion et risque de s’affaisser. Après avoir effectué les mesures nécessaires et le marché ayant été attribué; les travaux pour sécuriser le site ont démarré cette semaine.
Auto-combustion du talus de la Garenne à Maurage : une intervention exceptionnelle pour sécuriser le site
À Maurage, le « talus de la Garenne », vestige de l’époque minière, est récemment devenu le théâtre d’un phénomène aussi rare qu’inquiétant : une auto-combustion spontanée. Ce talus, qui faisait jadis la jonction entre deux sites miniers, s’est enflammé en raison d’une négligence humaine. Si les fumées chargées de soufre n’ont pas mis en danger direct la population locale, le risque d’affaissement du terrain, lui, était bien réel.
Face à cette situation, les autorités locales ont rapidement pris des dispositions. Une entreprise spécialisée a été mandatée pour intervenir en urgence. William Leroy, responsable du Service Travaux à La Louvière, explique la nature des travaux :
« Les travaux consistent à couper la mèche, donc on va retirer le matériau combustible — de l'ordre de 2 200 mètres cubes de terre — composé notamment de remblais miniers charbonneux. Ces matériaux seront étalés en contrebas pour être analysés, puis traités dans des centres adaptés. »
Outre la gestion de la combustion, l’enjeu majeur est la stabilisation du site. La combustion interne diminue en effet la capacité portante du sol, accroissant les risques d’effondrement ou de glissement de terrain.
« Il est nécessaire de sécuriser, souligne William Leroy. La zone est actuellement interdite à toute circulation, qu’elle soit piétonne ou motorisée. Il est préférable de ne plus y accéder, pour des raisons évidentes de sécurité. »
La situation attire malheureusement la curiosité de certains, malgré les avertissements. Les autorités rappellent que le site est dangereux et qu’il est impératif de respecter l’interdiction d’accès au moins pendant toute la durée des travaux.
Les opérations de terrassement devraient durer environ une semaine. S’ensuivra une phase d’analyse en laboratoire des matériaux extraits, avant leur évacuation.
« C’est un dossier vraiment particulier, admet William Leroy. C’est la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation en milieu habité, à proximité directe d’une école, d’une crèche et d’un village. Nous espérons bien que ce sera aussi la dernière. »
Ce cas rare d’auto-combustion rappelle l’importance d’une gestion rigoureuse des anciens sites industriels, dont les séquelles peuvent encore surprendre plusieurs décennies après leur fermeture.
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