Après une première action symbolique ce week-end, les agriculteurs se déplaceront en nombre ce jeudi 18 décembre dans la capitale pour manifester contre les accords du Mercosur, la réforme de la politique agricole commune (PAC) et la taxe sur les engrais.
Ce samedi 13 décembre, en matinée, les citoyens ont pu apercevoir des croix le long des routes wallonnes avec l'inscription "RIP agriculture". À travers cette action symbolique, les agriculteurs de la FJA (Fédération des Jeunes Agriculteurs) voulaient dénoncer les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés.
« On veut symboliser que l'agriculture européenne et wallonne est en grand danger vu le manque de considération, de vision et de cohérence que les décideurs politiques font de l'agriculture. Parmi les raisons de ce constat : toujours plus de normes pour les agriculteurs et un budget européen en baisse », exprime Guillaume Van Binst, secrétaire général de la FJA.
Une mobilisation de grande ampleur à Bruxelles
Après cette première mobilisation, des actions de terrain seront organisées ce jeudi 18 décembre à Bruxelles, en marge d'un Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement. Des colonnes de tracteurs partiront des quatre coins de la Wallonie. De nombreux agriculteurs de la région du Centre seront de la partie.
Les agriculteurs y seront présents en masse pour rappeler aux autorités européennes qu’il est grand temps qu’ils se réveillent et offrent un avenir à leur agriculture, au bénéfice de l’ensemble de la société. Au-delà du sort des agriculteurs, c'est aussi le sort des consommateurs qui est concerné.
Les agriculteurs pointent également du doigt le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, qui regroupe plusieurs pays latino-américains (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Ces accords que de nombreux agriculteurs veulent éviter ouvriraient les portes à une augmentation significative des importations de viande bovine en provenance de ces pays.
Ça montre bien l'incohérence qu'on veut dénoncer entre d'un côté l'augmentation des normes pour les agriculteurs européens, et de l'autre côté, l'importation de produits ne respectant pas ces normes.
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