L'informaticien public est un service qui vise à aider les citoyens les plus éloignés du numérique pour effectuer des démarches administratives. Nous nous sommes rendus à l'ASBL "Lire et écrire" qui organise des permanences pour les demandeurs.
Lutte contre la fracture numérique : permanences gratuites organisées par l'ASBL « Lire et Écrire »
Un accompagnement humain et gratuit
Chaque semaine, l'ASBL Lire et Écrire organise une permanence destinée aux personnes rencontrant des difficultés avec les outils numériques. Le service est assuré par des informaticiens publics en collaboration avec l'ARC — Action et Recherche Culturelles de La Louvière. La permanence fonctionne sans rendez-vous, gratuitement, et vise à accompagner les citoyens dans leurs démarches du quotidien.
« Nous allons dans des associations comme ici, chez Lire et Écrire, où nous savons que les gens rencontrent des difficultés avec le numérique, mais aussi avec l'usage du français. Nous sommes présents trois heures, une fois par semaine, sans rendez-vous et gratuitement. Nous réalisons avec eux toutes les démarches dont ils ont besoin. » — Anne Löwenthal, Coordinatrice, Action et Recherche Culturelles
Des situations qui montrent l'urgence
Les exemples concrets ne manquent pas : certaines démarches professionnelles ou administratives se déroulent aujourd'hui via des interfaces numériques et des chatbots, plaçant des personnes déjà fragilisées dans des situations absurdes et décourageantes.
« Un apprenant cherchait un emploi. Il a postulé et nous nous sommes retrouvés à devoir poursuivre la candidature via un chatbot sur WhatsApp… ça n’a aucun sens. L’informaticien public a vraiment son importance aujourd’hui. » — Frédéric Calabrese, Formateur, ASBL Lire et Écrire
Quand l’accès au numérique est aussi une question de moyens
Outre le manque de connaissances, les obstacles financiers accentuent l'exclusion numérique. Anne Löwenthal attire l'attention sur des chiffres préoccupants et des cas concrets :
« Le dernier baromètre de la Fondation Roi Baudouin évoque 42 % des Belges en difficulté numérique. Et ces chiffres n’incluent même pas les plus de 75 ans. Trois demandes sur dix concernent des problèmes liés à l’application It’s Me. Parfois, c’est un problème financier : une dame a dû acheter un nouveau smartphone uniquement pour accéder à sa banque. Qui peut se permettre un tel achat dans certaines populations ? C’est totalement injuste. »
Manque de formateurs : un appel à la solidarité
Plusieurs permanences existent déjà dans la région de La Louvière, mais le nombre de formateurs est insuffisant pour répondre à la demande croissante. L'ARC lance donc un appel aux associations et aux bénévoles pour étendre cette action :
- Les associations peuvent créer leurs propres permanences ; l'ARC fournit les outils et la formation.
- Les bénévoles sont invités à rejoindre les équipes : une formation et un accompagnement sur deux ou trois permanences sont proposés avant de devenir autonome.
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