C’est une bonne nouvelle pour les Ecaussinnois bénéficiaires des repas chauds à domicile. Il y a un mois, la majorité Ensemble annonçait la fin des repas scolaires et des repas à domicile livrés par le CPAS. Finalement, cette décision a été revue.
C’était au conseil communal du mois d’avril : cela avait chauffé autour des repas chauds. L’opposition PS-MR-Ecolo s’offusquait de l’annonce par la majorité de la suppression des livraisons par le Cpas de repas chauds aux écoles et aux particuliers et leur transfert au privé. La soixantaine de repas destinées aux résidents de la maison de repos seraient par contre toujours fournis par le Cpas. Inacceptable pour l’opposition qui voit menacé l’aspect social des livraisons de repas à domicile.
La grosse différence, présente Xavier Dupont, conseiller PS (opposition) est que lorsque l'on externalise ce genre de service, le but de la société est de faire du chiffre d'affaires, de la rentabilité et elle ne prendra pas le temps nécessaire pour être à l'écoute des personnes chez qui on va livrer le repas. Parce que souvent c'est le cas et le repas est une partie du service, mais il y a aussi tout un accompagnement social qui est là derrière.
Ne parlons pas de rétropédalage mais de réévaluation, dit Etienne Van Honacker, le président du Cpas qui adhère finalement à la position défendue par l’opposition.
Bien évidemment, je rappelle qu'il n'a jamais été question qu'on arrête la livraison de repas à domicile pour les personnes isolées. Vous savez, ça fait 40 ans que je fais la médecine générale et j'ai toujours vu le sourire des personnes isolées qui reçoivent le repas du midi. Pour nous, c'est vraiment quelque chose de très important. C'est aussi du tissu social et c'est surtout une mesure très importante pour le maintien de la personne âgée à son domicile.
Les repas scolaires, environ 300 par jour, ne sortiront plus des cuisines du Cpas. Ils seront confiés au privé.
On coupe la poire en deux, effectivement, admet Xavier Dupont. Alors d'un point de vue qualité des repas, on le regrette évidemment parce que la cuisine centrale du Cpas avait une grande qualité dans ses repas. Et en plus, elle travaillait avec des producteurs locaux de la commune. Donc on regrette vraiment cette suppression. Mais il y avait moins de travail social vis à vis des enfants des écoles, du moins lors de cette livraison de repas.
Trois des 10 équivalents temps plein étaient menacés par la double suppression. Le compromis sauvera de l’emploi et permettra de travailler de façon plus efficiente, souligne le président du Cpas.
C'est à dire que d'une part nous allons consentir des travaux importants, notamment au niveau du sol de notre cuisine et effectivement nous évitons le problème qui était à l'initiative de notre première décision, qui était une surcharge de travail tellement importante. Plus de 400 repas en tout par jour, c'était beaucoup trop. Notre personnel est beaucoup trop sous pression et ça commençait à poser des problèmes d'organisation très importante.
Le président du Cpas assure que le cahier des charges pour les repas scolaires imposera de se fournir en circuit court auprès de producteurs locaux.
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