Elia a fait le point sur son projet de Boucle du Hainaut. Le dossier de la ligne à très haute tension devrait arriver ce mois-ci encore sur le bureau du ministre Desquesnes. On se rapproche donc de l’ouverture d’une enquête publique.
La procédure, les tracés, le choix technologique étaient au centre de cette rencontre avec la presse.
La procédure : le rapport sur les incidences environnementales sera bientôt déposé sur le bureau du ministre régional. Un rapport définitif qui, précise Charlotte Quevedo Clarena, intègre de nouvelles données.
Ce rapport sur les incidences environnementales a été complète notamment avec l'ensemble du dialogue qui a eu lieu avec l'asbl Révolht dont l'alternative quelle a proposée, avec les critiques et les conclusions que l'on peut avoir à son égard. Et en plus, on a intégré dans cette nouvelle version du rapport sur les incidences toutes les remarques et observations des CCATM.
A partir de là, une première enquête publique dans les communes potentiellement concernées pourra être lancée. Elle ne portera que sur la modification du plan de secteur où un corridor de 200 mètres de large sera délimité. Une seconde enquête publique, ajoute la responsable de la communication pour la Boucle du Hainaut, sur la construction de ligne proprement dite viendra plus tard.
Donc ici, il s’agit vraiment de savoir si oui ou non on peut installer une nouvelle infrastructure électrique sur le réseau et modifier l'affectation du sol. Et ensuite, sur la base de ce corridor, on pourra alors déterminer l’endroit exact de la ligne via une procédure de permis d'urbanisme pour laquelle il y aura aussi une consultation publique. Donc on est encore dans une étape lointaine par rapport au dépôt du permis d'urbanisme.
Les différents tracés ont fait l’objet d’une classification en fonction des nuisances qu’ils provoqueraient. Elia constate qu’ils se tiennent tous dans un mouchoir de poche.
Revolht défendait l’alternative du courant continu et de la ligne enterrée. Les ingénieurs d’Elia ont finalisé avec l’association citoyenne cette option. Mais celle-ci est qualifiée de « pas praticable ».
10 % du temps, il y a un risque majeur pour la sécurité du réseau. Donc, si on avait un incident à un autre endroit du réseau, on aurait des risques de rupture d'approvisionnement en cascade pour arriver jusqu'à un blackout, ce qui serait vraiment le pire des scénarios. C'est vraiment un risque très important qu'en tant que gestionnaire de réseau de transport, on ne peut pas courir. Donc pour nous, c'est une solution qui n'est pas acceptable parce que tout simplement elle ne fonctionne pas, elle n'est pas fiable.
Elia pointe aussi son coût (10 fois plus élevé que la Boucle du Hainaut) et une mise en service reportée de 10 ans. Or, précisent les responsables du projet, il est urgent de créer ce chaînon manquant et de répondre aux nouveaux besoins des entreprises hennuyères.
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