Le Rallye de la Haute Senne fêtait ses 20 ans. Au départ de Soignies, les pilotes ont emprunté un nouveau parcours passant notamment par Braine-le-Comte et Seneffe. Une édition anniversaire disputée sous une chaleur particulièrement éprouvante.
Nouveau parcours, mais pas plus facile pour autant. Pour cette vingtième édition, les organisateurs du Rallye de la Haute Senne ont placé la barre très haut. Un tracé plus exigeant, qui a déjà surpris plusieurs équipages.
« Après les reconnaissances qu’ils ont faites, certains m’ont demandé si j’étais devenu fou d’avoir imaginé un parcours pareil », sourit Eddy Limbourg, organisateur. « Il suffit d’entendre les sorties de route annoncées à la radio pour se rendre compte qu’il est compliqué. »
La chaleur, autre adversaire du week-end
Mais cette édition a également été marquée par un autre ennemi : la canicule. Sous un soleil de plomb, les pilotes ont dû composer avec des températures extrêmes dans l’habitacle. Les organisateurs avaient d’ailleurs anticipé la situation. De nombreuses bouteilles d’eau ont été prévues, tant pour les équipages que pour les plus de 80 commissaires présents sur le terrain.
« Pour les pilotes, ce n’est pas évident. Avec les combinaisons et les sous-vêtements ignifugés, il fait très chaud dans les voitures. On les voit souvent ouvrir les portières et faire sécher leur cagoule pour essayer de prendre un peu d’air », explique l’organisation.
Les secours prêts à intervenir
Hyperthermie, malaise ou coup de chaleur : les risques étaient bien réels. Les équipes de secours sont restées mobilisées durant toute la journée.
« On conseille aux pilotes de bien boire avant les spéciales. Nous avons également prévu des bouteilles supplémentaires dans les ambulances pour pouvoir les prendre en charge rapidement en cas de problème », expliquent les ambulancières présentes sur l’épreuve.
Les spectateurs étaient eux aussi invités à rester vigilants.
« Il faut bien manger avant, se mettre à l’ombre si nécessaire et surtout boire beaucoup d’eau », rappellent-elles.
Une mécanique mise à rude épreuve
Du côté des pilotes, il fallait faire avec...
« En roulant, ça va encore, mais dès qu’on s’arrête, il fait vraiment très chaud. On boit énormément, mais on subit la chaleur », explique Christophe Verstaen.
Les fortes températures ont également compliqué la tâche des mécaniciens.
« Les mécaniques souffrent deux fois plus. Et ici, le parcours est très technique et très cassant. On fait attention pour préserver la voiture », confie Christophe Verstaen, soutenu par son équipe.
Car devant son public, impossible de lever le pied.
« Sans nos partenaires, nous ne pourrions pas rouler. Il faut disposer de plusieurs types de pneus pour s’adapter aux conditions. Le rallye demande de plus en plus de moyens », souligne-t-il.
Au final, l’essentiel était ailleurs. Voir un maximum de voitures rallier l’arrivée, éviter tout incident et permettre aux milliers de passionnés présents de profiter pleinement du spectacle.
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