La RAAL La Louvière entame un nouveau cycle chez les hommes avec un effectif largement renouvelé, un staff renforcé et des ambitions mesurées mais assumées sous la houlette d’Edward Still.
À l’aube de la nouvelle saison, la RAAL La Louvière entame un nouveau cycle chez les hommes. Le directeur général Toni Turi et l’entraîneur Edward Still ont présenté à la presse mercredi un projet marqué par un profond renouvellement et des ambitions claires, mais mesurées.
Un large renouvellement au sein du club
Le changement est massif. Toni Turi évoque un véritable tournant : « Nous allons être 45 personnes dans le staff hommes et femmes, dont 29 nouvelles. C’est un grand renouveau, un vent de fraîcheur ».
Sur le plan sportif, le club s’est activé sur le marché des transferts pour compenser les départs mais aussi renforcer le noyau en fonction de ses ambitions. « On a bien avancé. Le noyau est qualitatif et d’autres renforts viendront », assure le directeur général.
La RAAL a également changé de dimension financière, avec des investissements significatifs. « On a payé des indemnités de transfert, entre 200 000 et 600 000 euros pour certains joueurs, et augmenté notre budget salarial », précise Turi. Une évolution qui permet au club de travailler différemment et d’attirer des profils ciblés.
Edward Still séduit par les valeurs du club
Fraîchement arrivé, Edward Still n’a pas caché son enthousiasme : « Je suis très fier de faire ce duo avec Toni et d’être à la RAAL ». Le coach explique avoir été profondément marqué par ses échanges avec la direction : « J’ai été touché par les valeurs du club et j’ai rapidement décidé de rejoindre le projet ».
Il a également tenu à saluer le travail de son prédécesseur Frédéric Taquin : « Ce qu’il a réalisé est très rare ». Une reconnaissance qu’il a aussi adressée aux joueurs, malgré un sentiment général parfois contrasté après la saison 25-26 en demi-teinte.
Ambition et humilité comme ligne de conduite
Le discours est clair : la RAAL veut regarder vers le haut, mais sans brûler les étapes. « On veut être ambitieux, mais avec beaucoup d’humilité. On sait d’où on vient », insiste Still.
Le coach mise sur l’état d’esprit pour faire la différence : « On va travailler plus que les autres pour créer un avantage ». Il insiste aussi sur la construction d’une nouvelle culture, rendue possible par les nombreux changements dans le staff et l’effectif.
Après une dizaine de jours de travail avec son groupe, le technicien se montre déjà satisfait : « Le groupe est ouvert, réceptif et s’est très vite pris au jeu ».
Un recrutement réfléchi et cohérent
Le recrutement a été pensé de manière collective, avec un consensus clair au sein du club. « Nous sommes tous convaincus des profils recrutés et de l’équilibre du noyau », souligne Turi.
Important à ses yeux : intégrer rapidement les nouvelles recrues. « On voulait avoir un noyau suffisamment large dès la reprise pour donner des options au coach ».
De son côté, Edward Still insiste sur le profil humain des joueurs : « On a voulu des joueurs humbles et qui ont faim. Ils doivent être alignés avec la culture du club ». Il rappelle également qu’aucun joueur, même recruté contre indemnité, ne bénéficie d’un statut particulier.
Un club résolument tourné vers l’analyse
La RAAL confirme aussi son identité moderne, avec une forte orientation vers l’analyse de données. Edward Still assume pleinement son image d’« entraîneur data » : « J’ai fait partie de la première vague de coachs capables d’exploiter les données, et c’est une richesse ».
Dans un club où cette approche est déjà bien ancrée, il se sent parfaitement en phase : « Ici, c’est la norme. Il y a même des gens plus compétents que moi dans ce domaine ».
Une philosophie partagée par Toni Turi : « On est très axés sur l’analyse, que ce soit la performance sportive ou les aspects financiers ».
Des objectifs réalistes mais ambitieux
À moyen terme, le club vise une place stable en milieu de tableau : « Entre la 8e et la 12e place sur 18 », annonce Turi. Un objectif jugé atteignable compte tenu des investissements réalisés et de la qualité de l’effectif.
Reste maintenant à faire prendre la mayonnaise. « Il faudra que ça prenne, et c’est le travail d’Edward », glisse-t-il avec confiance.
Une préparation tournée vers l’efficacité
Malgré l’évolution de la formule du championnat, Edward Still garde une approche pragmatique : « Le sport ne change pas. Le focus reste sur le moment présent et sur une préparation la plus complète possible ».
La RAAL dispose de sept semaines pour arriver prête au premier rendez-vous, un déplacement d’entrée à Anderlecht. « L’objectif est d’être prêt dès ce premier match », affirme l’entraîneur, tout en soulignant que la progression devra s’inscrire sur l’ensemble de la saison.
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