Le club d'aviron "Les 3 Y" organisait sa 52e Tête de Rivière Internationale. Une compétition qui rassemble plusieurs clubs et propose un parcours de 6kms sur le canal Bruxelles-Charleroi. L'occasion de découvrir ce sport, discipline olympique.
Un plan d’eau unique en Wallonie, offrant la possibilité de parcourir jusqu’à 47 kilomètres en aller-retour : le Centre d’excellence d’aviron de Seneffe a une nouvelle fois servi d’écrin à la 52ᵉ Tête de rivière internationale. Disputée sur six kilomètres le long du canal Bruxelles-Charleroi, l’épreuve est devenue, au fil des décennies, un rendez-vous incontournable du calendrier. Depuis plus de cinquante ans, le club organisateur relève le défi avec la même motivation : promouvoir l’aviron et proposer une compétition de qualité. Cette édition a rassemblé des équipages venus de Belgique mais aussi de l’étranger. Deux clubs français avaient fait le déplacement, tout comme des rameurs anglais et suisses.
Profils différents
La compétition propose de nombreuses catégories, adaptées à l’âge, au sexe et au type d’embarcation. Skiffs (bateaux solo), doubles ou encore à quatre : chacun peut trouver sa formule. En matinée, le sélectionneur national a profité de l’épreuve pour observer les meilleurs chronos chez les U19. L’après-midi, place à la “Tête de rivière pour tous”, avec des départs donnés toutes les quinze secondes, créant un long ruban de bateaux sur le canal.
Certains rameurs n’ont pas hésité à multiplier les engagements.
« On peut la faire en skiff, mais aussi en double ou en quatre. On aime bien les longues distances, et six kilomètres, c’est un format qui nous convient. En ce moment, on ne peut pas ramer à Liège, donc ça fait du bien de venir ici. »
Un site technique et exigeant
Le site de Seneffe séduit par son tracé relativement rectiligne, mais il reste technique.
« Le plan d’eau est droit, donc on ne doit pas constamment se retourner. Mais il y a des zones plus exposées au vent, avec un peu de vague. Cela demande de l’adaptation »
Sport complet… mais exigeant
Physique et technique, l’aviron se pratique par tous les temps. Ses atouts sont nombreux : il sollicite l’ensemble des chaînes musculaires, sans choc articulaire.
« Tout reste dans l’axe, on ne se tord pas. On travaille le dos, les jambes, les bras… et on est dehors, même en hiver. C’est excellent pour la santé. »
Son principal inconvénient réside dans la logistique. Contrairement à la course à pied, où il suffit d’enfiler ses chaussures, l’aviron demande du temps : se rendre au club, sortir le bateau, le mettre à l’eau, puis le nettoyer et le ranger après l’entraînement.
« Pour une heure sur l’eau, on part souvent deux heures et demie de chez soi »
Malgré ces contraintes, l’engouement reste intact. Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la discipline, des initiations sont proposées chaque dimanche après-midi. Toutes les informations sont disponibles sur le site internet du club.
Sur le même sujet
Recommandations