La semaine passée, le Roi était à La Louvière. Il a rencontré des industriels de la région du Centre pour en évoquer le redéploiement économique. Le souverain croit fermement que l’économie circulaire est une bonne filière.
Chez Biolix du groupe Comet à Strépy, un bulldozer s’active à manipuler des tonnes de déchets. Des déchets qui valent de l’or ou presque puisque de ces résidus, on va extraire le cuivre. Un processus, nous résume Frédéric Cornant, ingénieur d’exploitation, qui commence par la lixiviation.
On va dissoudre tous les métaux. Une fois qu’ils sont tous dissous, on va séparer le cuivre des autres métaux. Après avoir obtenu une solution riche en cuivre, on va y faire circuler un courant très intense, ce qui va permettre de former des plaques de cuivre solides.
Des 10.000 tonnes de déchets qui entrent annuellement sur le site, 600 tonnes de cuivre seront extraites.
C'est une des grandes réussites de ce projet, se réjouit Cédric Slergers, conseiller à la direction de Comet. On a pu atteindre 99,995 % de pureté de cuivre, ce qui est l'équivalent de ce qu'on produit dans les mines au Chili. Et donc, grâce à cette pureté, on peut atteindre des marchés de haute qualité.
600 tonnes, c’est évidemment très modeste à l’échelle mondiale, concède Frédéric Cornant. Mais pas à échelle régionale.
Pour vous donner une idée, la production de cuivre du groupe Comète sur un an permettrai de renouveler tout le cuivre contenue dans l'ensemble des maisons d'une ville comme La Louvière.
Comet emploie 550 personnes sur ces sites français et belges dont une vingtaine à Strépy. Le groupe investit 1 million par an dans la recherche et le développement.
C'est la première fois au monde qu'on applique dans une industrie européenne et donc wallonne, un procédé qui est connu dans le monde de la mine. Donc c'est le même procédé mais qui demandait une toute autre approche parce qu'on l'applique à des déchets ultimes pour certaines entreprises mais qui chez nous constituent la matière première.
Un bon filon puisque le prix du cuivre a plus que doublé en 5 ans, la demande en cuivre explose avec la décarbonation.
Le Roi, lors de sa visite à La Louvière, s’est fait présenter le projet Cupidon de Comet. L’usine va s’étendre afin de doubler sa superficie et sa capacité de production. D’ici 2030, le nombre d’emplois passera de 20 à 78. Un exemple d’économie circulaire qui crée de l’emploi, valorise les déchets et réduit l’empreinte écologique : le cuivre made in Strépy produit de 5 à 10 fois moins de carbone que celui importé du Chili.
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