L’Immobilière sociale entre Sambre et Haine, a reçu les clés de six maisons neuves pour enrichir son parc d'habitations. Particularité du projet, il résulte d'un partenariat public-privé, soutenu par la Région wallonne. Une première pour l'ISSH.
Ce projet est né d’une décision du gouvernement wallon visant à encourager, via des subsides, l’acquisition par le secteur public de logements construits par des opérateurs privés. Sollicitée par Thomas & Piron, la société de logement social a analysé l’opération avec son service financier et a conclu à la pertinence de l’investissement pour le secteur du logement social.
Avec 3 chambres, un PEB A, des panneaux solaires ou encore un citerne d'eau de pluie, les 6 logements acquis à Ressaix par l'ISSH se veulent qualitatifs. Une exigence qui aura un cout pour les locataires, reconnait Michel Durieux, directeur-gérant de l'Immobilière sociale entre Sambre et Haine.
Il ne faut pas se leurrer, ces logements auront un loyer en conséquence de l'investissement, sinon ça ne pourra pas fonctionner.
Les locataires seront des personnes qui auront la possibilité de payer aux environs de 850 € par mois, ce qui favorisera la mixité sociale. Ça amènera un autre public dans notre secteur et ça permet aussi d'équilibrer les comptes.
Sur un cout total de 1.900.000€, 1.400.000€ proviennent de subsides wallons et 500.000€ sont à la charge de l'ISSH. Une opération intéressante qui permet en outre d'accélérer les délais de livraison d'un bien immobilier, explique Olivier Remacle, directeur commercial de Thomas et Piron.
La procédure historique conduisait à un délai moyen de sept ans, entre la décision de construire des logements et la remise des clés. L'avantage de ce programme d'acquisition directe, on est entre un an et demi et deux ans et pour le secteur privé. C'est donc plus rapide et, pour le secteur privé, c'est une opportunité de pouvoir réaliser en une seule fois une vente groupée de plusieurs logements.
Cette première expérience pourrait en appeler d'autres. Une nécessité pour les acteurs du secteur. La collaboration entre acteurs publics et privés apparaît comme une piste crédible pour répondre aux besoins criant de logements à condition que les subsides wallons incitent toujours les opérateurs à y recourir.
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