Hier, au carnaval de Peissant, l’ambiance battait son plein car un double anniversaire y était célébré, les 70 ans du carnaval et les 45 ans des Paysannes, un événement emblématique de la tradition carnavalesque locale.
À Peissant, le carnaval franchit cette année un cap symbolique en célébrant ses 70 ans d’existence. Un anniversaire qui témoigne de la solidité d’une tradition profondément enracinée dans la région et portée, génération après génération, par des passionnés de folklore.
Au cœur des festivités, les Gilles de la société royale “La Neutrale” perpétuent un héritage précieux. Pour Cédric Vanderose, gille au sein du groupe, cette longévité est loin d’être anodine :
« C’est quand même incroyable. Il faut se rendre compte que ça fait 70 ans. Cela tient au respect des traditions, à la présence des anciens et à l’intérêt des jeunes. Et espérons que cela dure encore des années et des années. »
Un équilibre entre transmission et renouveau que souligne également Fabian Carrion, commissaire de la société :
« C’est un challenge, chaque année, d’avoir suffisamment de participants pour que tout reste cohérent. Mais nous avons cette chance de continuer. Cette année, beaucoup de jeunes nous rejoignent, et c’est vraiment notre plaisir. On sait que cela va encore durer longtemps. »
Une relève assurée par les jeunes générations
Autre pilier du carnaval, la société des paysannes “Les Bonnes Vivantes” célèbre quant à elle ses 45 ans. Une longévité remarquable pour une formation qui s’est imposée comme un élément incontournable du folklore local. Sa présidente, Caroline Huppertz, s’en réjouit :
« Pour une petite société dans un village comme ici, avoir autant de paysannes depuis tant d’années montre à quel point le folklore est important. 45 ans, ça se fête, c’est magnifique. »
Pour les participantes, l’engagement est souvent une histoire de famille. Chloé Delabelle, paysanne au sein du groupe, raconte :
« Depuis que je suis toute petite, mes parents m’emmenaient au carnaval. J’ai toujours vu des Gilles, des paysannes… Et un jour, j’ai décidé de me lancer. »
Au-delà de la fête, le carnaval est aussi un moment d’unité. Le costume, identique pour tous, efface les différences et renforce le sentiment d’appartenance.
« On est tous habillés pareil, les normes tombent. On forme une entité, et ça fait du bien au cœur », confie Caroline Huppertz.
Un moment de partage pour tout un village
Depuis des décennies, cette tradition rassemble toutes les générations autour d’une même passion. Chaque année, habitants et visiteurs se retrouvent pour partager ces moments uniques.
« Le ramassage du dimanche matin, c’est le meilleur moment. On retrouve tout le monde, on est heureux d’être là », souligne encore Chloé Delabelle.
Même enthousiasme du côté des Gilles :
« Les habitants sont heureux. C’est une fois par an, tout le monde sort, les jeunes comme les moins jeunes. C’est exactement ce qu’on recherche », ajoute Cédric Vanderose.
Entre jets d’oranges et claquements de sabots, le cortège s’est élancé dans les rues du village pour un après-midi festif. Après une halte conviviale au quartier de Vie, les participants ont rejoint la place centrale, où la fête s’est poursuivie dans une ambiance chaleureuse.
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