Encore peu connu en Belgique, le kin-ball s’installe peu à peu à La Louvière, où il séduit les jeunes par son esprit de coopération, de communication et de fair-play, au cœur d’un sport collectif sans contact.
Un sport sans contact venu du Québec
Inventé dans les années 1980 au Québec, le kin-ball se distingue par une particularité unique : trois équipes de quatre joueurs s’affrontent simultanément sur le même terrain, avec un ballon surdimensionné.
Pour Loris Dumont, président de l’ASBL Athletic sports du Centre, il s’agit avant tout d’un sport fondé sur l’esprit collectif :
« Le kin-ball, c'est vraiment le sport de coopération à part entière. Inventé dans les années 80 au Québec et importé ici après en Belgique. Ça se joue principalement avec trois équipes de quatre joueurs : les Bleus, les Gris, les Noirs. C’est un sport sans contact. »
Le principe du jeu repose sur une règle essentielle : l’équipe en possession du ballon doit désigner une autre équipe pour réceptionner la balle. Si celle-ci échoue, les points sont attribués. Une manche se joue jusqu’à 11 points, et un match se déroule en trois manches gagnantes.
La coopération et la communication comme clés du jeu
Au-delà de l’aspect sportif, le kin-ball repose sur une forte exigence de communication entre joueurs. Chaque action nécessite une coordination constante.
Loris Dumont insiste sur cet aspect formateur :
« C'est vraiment la coopération, c'est d'avoir fait partie d'un groupe à part entière. Fair-play. Il n'y a pas de contact. S'intégrer dans un groupe, c'est tout le monde doit toucher le ballon pour marquer. On ne peut pas faire autrement. »
Un sport qui séduit les jeunes joueurs
Chez les plus jeunes, le kin-ball suscite déjà un réel enthousiasme. Pour beaucoup, il s’agit même d’une première expérience sportive marquante.
Louis Gillet, joueur, explique comment il a découvert la discipline :
« Je l’ai découvert parce qu’ici, c'est mon école et ils ont donné un stage pour venir faire du kin-ball un an avant que ça ouvre. Et j'ai eu envie de faire ça parce que je faisais pas encore de sport. »
L’esprit d’équipe est particulièrement apprécié par les pratiquants.
« Oui, c'est très important parce qu'il y a d'autres sports où on n'insiste pas là-dessus et moi je trouve ça très important », ajoute-t-il.
La communication sur le terrain est également essentielle :
« Il y a beaucoup besoin de communiquer dans le kin-ball et ça, ça aide beaucoup », poursuit-il.
Sarah Mathieu partage le même enthousiasme :
« On apprend à s'améliorer et ça nous permettra peut-être de jouer mieux plus tard. »
Pour Wesley Dellamaria, le kin-ball est devenu une véritable passion :
« C'est devenu ma passion parce qu'avant, je n'avais pas de sport. C'est important parce que je me suis fait des amis et je suis content d'être ici. »
Une discipline en développement à La Louvière
Si le kin-ball est déjà bien structuré dans d’autres régions du pays, il n’en est qu’à ses débuts à La Louvière, où la discipline entame seulement sa deuxième saison.
Pour autant, le club local est déjà actif : compétitions, tournois et stages rythment l’année.
« Pour les plus jeunes, pour les moins de treize ans, c'est des formes de tournois. On joue tous les mois dans un club et on affronte plusieurs clubs. Pour les cadets, c'est vraiment le championnat avec des déplacements. », précise Loris Dumont
Un potentiel sportif déjà reconnu
Au niveau national, la Belgique affiche déjà de solides résultats internationaux, malgré une médiatisation encore limitée.
« La Belgique est champion d'Europe hommes et femmes et a terminé troisième à la dernière Coupe du monde. Il manque juste ce côté médiatique, mais les athlètes sont là », souligne Loris Dumont.
Des activités et un tournoi prévu fin mai
L’ASBL propose également des stages multisports durant les vacances de printemps et d’été. Elle organisera une compétition les 30 et 31 mai prochains, avec le floorball le 30 mai et le kin-ball le 31 mai, dans l’objectif de continuer à développer la discipline et d’ouvrir la voie à de nouvelles activités sportives.