Des milliers de kilomètres parcourus, un costume devenu incontournable et une passion intacte pour les Diables Rouges. Jacques "Fritman" Gossuin, suit notre équipe nationale en Amérique et nous raconte les coulisses d'un Mondial pas comme les autres.
À chaque grande compétition, il est au rendez-vous. Jacques Gossuin, plus connu sous le nom de Fritman, a une nouvelle fois traversé l'Atlantique pour soutenir les Diables Rouges lors de la Coupe du monde. Costume jaune dans la valise, cape sur les épaules et passion intacte, le super-héros 100 % belge poursuit sa mission : défendre les couleurs nationales... et, accessoirement, la réputation de nos frites. Avant de rejoindre les stades, Jacques profite tout de même de son séjour américain.
J'en ai profité pour visiter Seattle, le port et la grande tour de la ville. Je viens aussi d'arriver à Los Angeles. Je vais récupérer ma chambre avant d'aller découvrir Beverly Hills. J'ai un petit programme pour les quatre jours qui m'attendent.
Le soccer loin derrière le baseball
Mais une chose l'a rapidement frappé : aux États-Unis, le football ne suscite pas encore la même ferveur qu'en Europe.
Ce n'est vraiment pas le pays du football. À Seattle, le stade de football américain et celui de baseball ne sont séparés que par 80 mètres. Pendant quatre jours, il y avait quatre matches de baseball et un monde de dingue. Les Américains sont complètement passionnés par ce sport. Le soccer est encore loin dans leurs priorités.
Un constat qui n'empêche pas Fritman de garder... la frite.
Le déclic contre le Sénégal
Comme de nombreux supporters belges, Jacques estime que le véritable tournant de la compétition est arrivé face au Sénégal.
« Lors des deux premiers matches, on avait fait le jeu sans être récompensés. Contre le Sénégal, le sélectionneur a parfaitement maîtrisé son groupe. Les nouveaux entrants ont été fantastiques et, derrière, Romelu a encore fait parler de lui. C'était génial. »
Une ambiance qui monte en puissance
Dans les tribunes, l'ambiance est, elle aussi, au rendez-vous.
Il y a énormément de supporters qui portent le maillot belge, parfois même des Asiatiques, et je trouve ça assez marrant. Ce qui est génial aussi, c'est que depuis la victoire contre les États-Unis, tous les Américains sont derrière nous.
Jacques n'a également pas été insensible à la démesure des infrastructures américaines.
Le stade de Seattle est magnifique. Tout est surdimensionné, il y a des food trucks partout. J'ai maintenant hâte de découvrir le stade de Los Angeles et son écran géant de plus de 100 mètres.
L'Espagne au menu... avec une sauce andalouse ?
Avant le quart de finale face à l'Espagne, Fritman affiche un optimisme prudent.
Je dirais que c'est du 50-50. L'Espagne gagne sans encaisser, mais elle n'est pas forcément flamboyante. Nous, on monte en puissance et tout peut arriver. Quoi qu'il arrive, cette Coupe du monde est déjà réussie.
Et si les Diables poursuivent leur aventure, Jacques n'est pas pressé de rentrer.
Au pays du ketchup, Fritman a toujours la frite. Et il espère bien que, face à l'Espagne, les Diables serviront une victoire... à la sauce andalouse.
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