Le 8 mai 45 est la date officielle de la fin de la seconde guerre mondiale en Europe mais la libération avait déjà commencé en Belgique quelques mois avant et notamment à La Louvière. L’historien Achille Van Yperzeele revient sur cette période.
La Louvière : mémoire vivante d'une libération célébrée entre liesse et cicatrices
Alors que le 8 mai marque la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale en Europe, La Louvière se souvient de sa propre libération, survenue bien avant cette date symbolique. À travers une exposition, le Cercle d’Histoire Henri Guillemin rend hommage à un moment historique mêlé de joie et de douleur.
Le 8 mai 1945 reste gravé dans l’histoire comme le jour de la capitulation de l’Allemagne nazie et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Une date célébrée à travers le continent, portée par un immense élan d’espoir. Pourtant, pour les habitants de La Louvière, la libération avait un goût d’avance. Elle remonte au 4 septembre 1944, lorsque les troupes américaines ont libéré la région.
Achille Van Yperzeele, président du Cercle d’Histoire Henri Guillemin :
« Il y a eu une véritable ferveur le 3 septembre 1944, quand la région a été libérée par les Américains, en particulier la troisième division blindée. [...] On faisait la liesse dans les décombres. »
La libération fut donc synonyme de soulagement, mais aussi de contrastes. Si la joie d’en finir avec l’occupation dominait, les stigmates de la guerre étaient omniprésents. Haine-Saint-Pierre, touchée de plein fouet par les bombardements de 1944, portait encore les marques de la destruction. Et l’ombre de la guerre planait toujours sur les familles.
Achille Van Yperzeele :
« Il fallait se reconstruire, retrouver une vie normale où la liberté avait enfin repris sa place. [...] Et il y a eu une période assez triste où [...] des femmes ont été tondues. »
Afin de commémorer cette époque charnière, le Cercle d’Histoire Henri Guillemin présente une exposition intitulée « Le monde s’éveille à la paix ». Visible du 10 au 25 mai à la Maison du Peuple de Haine-Saint-Pierre, elle propose un regard sensible et documenté sur la libération, entre mémoire collective et récits individuels.
Sur le même sujet
Recommandations
Laetare 2026: voici pourquoi les Commerçants ne brûlent pas les bosses et pourquoi les Amis Réunis sortent en costume de fantaisie le mardi
Journée découverte des métiers au CHR Haute Senne
La Louvière: ramassage du lundi matin avec les Indépendants. Entre la Cité des Loups et la Venise du Nord
Police de la Haute Senne : cinq personnes placées sous mandat d'arrêt pour trafic de stupéfiants
Saint-Vaast: l'église romane classée sera restaurée
Des manifestants du Centre en route pour Bruxelles contre les réformes du gouvernement
Écaussinnes : l'échevin de l'Enseignement pointé du doigt par des parents d'élèves