À Seneffe, de jeunes stagiaires multisports ont rencontré la volleyeuse Lien Van Geertruyden pour découvrir le haut niveau, échanger et partager sa passion du volley.
Au centre ADEPS de La Marlette, à Seneffe, une rencontre un peu particulière a permis à de jeunes stagiaires multisports d’échanger avec Lien Van Geertruyden, volleyeuse de haut niveau. Les enfants ont pu découvrir son quotidien, lui poser leurs questions et, surtout, partager avec elle sa passion pour le volley.
Des questions sur le quotidien d’une sportive de haut niveau
Pour Lien Van Geertruyden, ce type de rencontre sort de l’ordinaire. « C’est un peu différent parce que tu parles de ta passion, donc ça vient toujours et tu veux partager beaucoup et dire beaucoup », explique-t-elle. Une occasion pour la sportive de raconter son parcours et de répondre aux nombreuses interrogations des jeunes.
Et les questions n’ont pas manqué. Certaines étaient très personnelles, comme l’âge auquel elle a commencé le volley. « C’est chouette de recevoir des questions comme quel âge avais-tu quand tu as commencé… Parce que je sais qu’ils sont jeunes et moi, j’ai commencé à cet âge », raconte Lien Van Geertruyden.
D’autres questions étaient davantage liées à la réalité du sport professionnel. Les enfants se sont notamment intéressés aux revenus des sportifs et aux différences de salaire entre les hommes et les femmes. « C’est ma profession de faire du volley, donc oui, logiquement, on doit parler un peu du salaire », reconnaît la volleyeuse.
Thibaut, l’un des jeunes participants, a lui aussi abordé la question des inégalités salariales. « C’est pas vraiment égalitaire et surtout c’était fort avant. Ça commence un peu à se régler, mais pas complètement », estime-t-il.
Découvrir ce qui se cache derrière les performances
Au-delà de ces questions concrètes, la rencontre a surtout permis aux enfants de découvrir une autre facette du sport de haut niveau. Thomas a notamment retenu que la vie d’un sportif ne se résume pas aux entraînements et aux compétitions. « Le sport de haut niveau, c’est pas que s’entraîner tout le temps, c’est aussi avoir une vie à côté, faire des études et tout ça », souligne-t-il.
Pour Lisa, cette découverte a également été particulièrement enrichissante. « J’ai trouvé ça très chouette. On a pu apprendre beaucoup de nouvelles choses, d’apprendre un peu la vie d’un sportif de haut niveau, c’est très intéressant », raconte-t-elle. Ce qui l’a impressionnée, c’est notamment « la progression dans le sport » et la possibilité d’atteindre « une équipe comme ça de très haut niveau ».
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme « Passion partagée » de l’ADEPS. Depuis deux ans, les sportifs sous contrat sont invités à aller à la rencontre des jeunes dans les centres ADEPS afin de partager leur expérience et leur passion.
Une expérience qui profite aussi aux sportifs
Pour Marisabel Lomba, médaillée de bronze en judo aux Jeux olympiques de 1996 et aujourd’hui membre de la cellule haut niveau de l’ADEPS, le dispositif bénéficie autant aux jeunes qu’aux sportifs.
« Je pense que c’est très intéressant pour les enfants, mais surtout pour les sportifs », explique-t-elle. L’ancienne judoka sait de quoi elle parle. « Moi qui ai été sportive, je sais que tu fais des études, tu fais du sport, mais à un moment donné, tu sens parfois que tu ne sers pas à quelque chose à la société. » Selon elle, le fait de transmettre son expérience permet aux athlètes de trouver « un objectif autre que toujours tes compétitions et tes stages ».
Marisabel Lomba a également observé l’évolution des questions posées par les jeunes. « La société a évolué. Donc évidemment, les enfants, ils parlent beaucoup de la passion, mais un peu trop de l’argent », constate-t-elle. Mais derrière les questions financières, d’autres interrogations touchent directement à la motivation des sportifs : « Pourquoi tu fais ça, quels sont tes objectifs et est-ce que tu es heureuse dans ce que tu fais ? »
De la discussion au terrain
Le choix du volley a également intrigué les enfants. Un sport encore moins médiatisé que d’autres disciplines, mais auquel Lien Van Geertruyden est particulièrement attachée. Pour Marisabel Lomba, sa réponse est révélatrice de ce que peuvent apporter les sports collectifs. « Elle dit vraiment qu’elle a choisi le volley pour être dans une famille, pour être dans une team, pour être dans un groupe, pour avoir des copains et copines », explique-t-elle.
Lien, elle, résume finalement son rapport à cette discipline par une formule simple : « C’est pour l’amour du sport. » Une passion qu’elle a ensuite pu transmettre directement sur le terrain.
Après les échanges et les questions, les jeunes ont en effet participé à une petite séance de volley encadrée par la joueuse. « Avec le volley, c’est toujours un peu dur de commencer parce que c’est un sport vraiment technique. Mais je vois que les enfants ont beaucoup d’envie d’apprendre, donc c’est chouette de donner une séance », sourit Lien.
Pour les jeunes comme pour la sportive, la rencontre aura donc été l’occasion de sortir du cadre habituel. Eux ont découvert les réalités du haut niveau et un peu plus de l’univers du volley. Elle a pu partager une passion qui rythme son quotidien. Une expérience que Marisabel Lomba résume comme un véritable échange gagnant-gagnant : « La passion avant tout. Et je pense que le win-win qu’on donne comme ça au sportif et aux athlètes et aux jeunes, c’est vraiment chouette. »
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