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Vellereille-les-Brayeux : les artisans sous les toits de l'Abbaye

Publié le 25 mai 2022 à 14:34 - Mis à jour le 25 mai 2022 à 15:35

Suite et fin de notre incursion sur le chantier de restauration de Bonne-Espérance. Prenons un peu de hauteur pour nous rendre sous et sur les toits de l'abbaye pour la mise à neuf de la couverture d'un des bâtiments historiques. Une restauration effectuée par une entreprise française.

Le site de l'abbaye de Bonne-Espérance est historique mais s'inscrit également dans la vie du 21ème siècle grâce à son collège. Une activité qui incite les responsables de l'école et du patrimoine à préserver les lieux pour assurer le confort des élèves. Ce confort passe notamment par la restauration de la charpente et de la couverture des bâtiments classés. Un travail confié à une entreprise spécialisée, venue de l'est de la France.

« Avec mon équipe, on ne fait que des gros chantiers comme ça, on ne travaille que sur des monuments historiques », explique Fabrice Loumaizia, chef de chantier en couverture chez Le Bras Frères. « On intervient sur tout ce qui est classé en France. On a travaillé sur château de Versailles, le Louvre et sur des cathédrales et des abbayes, par exemple. »

Le bâtiment en cours de restauration ne présente pas de difficulté technique particulière. Toutefois l'intervention d'un maçon -  tailleur de pierre est demandée. Son rôle, solidifier l'assise de la charpente et intervenir sur les pierres abîmées.

« Ici, la pierre est très dure », s’étonne David Roux, chef d’équipe en maçonnerie-taille de pierre. « Il faut des outils adéquats. D’où je viens, en France, la pierre est plus calcaire et beaucoup plus facile. De plus, la pierre que nous travaillons ici dégage une poussière à l’odeur de vase. C’est particulier. »

La couverture du bâtiment sera également restaurée à l'identique. La charpente en chêne et la toiture en ardoises. Les artisans en capacité de réaliser ces restaurations historiques sont de moins en moins nombreux. Plusieurs facteurs sont à mettre en cause, mais une chose est certaine, ceux qui ont choisi ce métier ne le regrettent pas.

 « Mon plaisir, c'est que je me dis que ces bâtiments étaient là, il y a des siècles et qu’ils seront encore là dans plusieurs siècles », s’enthousiasme David Roux.

« Ce qui est bien dans les monuments historiques, c'est qu'on ne fait jamais la même chose. C’est bâtiments ont une âme. Et nous, c'est ça qui nous intéresse », complète Fabrice Loumaizia.

Des professions pas comme les autres qui fréquenteront encore le site durant des décennies. Ce que confirme Valérie Ruidant, architecte au Bureau Moulin et associés.

« On est parti pour plusieurs générations d'architectes et d'entreprises. Ce sont des chantiers de longue haleine. Et là, tout doucement, on arrive à 100 % des menuiseries qui ont été remplacées ou restaurées. Et nous sommes à plus ou moins 60 % des couvertures qui sont exécutées. »

Des restaurations qui demanderont encore des années de travail, mais aussi un financement conséquent. L'appel aux subsides publics et au mécénat est d'ailleurs lancé par les compagnons de l'abbaye de Bonne-Espérance.

N. Elet

 

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