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Ressaix : « La Tour carrée » pilonnée

Publié le 27 mai 2022 à 11:29

Un témoin du passé charbonnier de la région est en train de disparaître au terril de la Courte à Ressaix. La tour carrée qui alimentait les fours à coke s’effrite et devient dangereuse pour ceux qui pourraient s’y aventurer. Elle est en cours de démolition et est pilonné depuis plusieurs jours.

 

La  « Tour carrée » vit ses derniers jours. Le four à coke s’est éteint avec la fin de l’exploitation du charbon. Le coke destiné à la sidérurgie ou domestique  est fabriqué dans les fours par pyrolyse à partir de charbons  et de pétrole.

 

« Cette tour servait justement à alimenter  les fours à coke qui se trouvaient sur la partie droite de la tour. » Explique Jean-Claude Bougard, Président asbl Natecom

 

La Société des Charbonnages de Ressaix produisait 85.000 tonnes de charbon par an, un charbon gras qui servit à développer plusieurs batteries de fours à coke. L’homme d’affaires Coppée avait inventé un nouveau système.

 

« Le charbon pour le coke était alimenté par le sommet de la tour et là il y avait deux grande trémies à l’intérieur qui alimentaient au premier étage, qu’on voit encore actuellement, des charriots qui se promenaient au dessus des fours à coke et on déversait le charbon dans les fours et c’est comme cela qu’on faisait le coke. » Poursuit Jean-Claude Bougard.

 

Le four à coke "Coppée" sera vendu à 25.000 unités dans le monde, le traitement et la valorisation des sous produits du coke, comme le benzol ou le goudron deviendra également une spécialité de la famille.

 

« On a démarré ce montage, tout de suite après la guerre 14-18 dans les années ’20, par après ça a pris énormément de temps et elle a été inaugurée  en 1956. Donc vous voyez le nombre d’années qu’il a fallu pour monter cette tour. » Explique Jean-Claude Bougard.

 

Très polluants, les fours à coke sont devenus rares en Europe et sont contrôlés drastiquement pour leur impact carbone. Ici, l’asbl Natecom travaille sur une signalétique qui rappellera aux promeneurs le passé charbonnier.

 

« On aimait bien de la voir, de la photographier de partout. Et vous n’alliez pas dedans ? Non on y  a été au tout début quand a tour était encore bien solide et qu’il n’y avait pas de risque de chute de brique et de blocs de béton, et cela ça fait au moins 30 ans. » Conclut Jean-Claude Bougard

 

M.De Backer.  

 

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