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Braine-le-Comte : les canettes, un danger pour les vaches

Publié le 13 janvier 2022 à 12:00 - Mis à jour le 12 janvier 2022 à 16:34

Les agriculteurs parlent ici de véritable fléau.  Ces canettes qui jonchent nos sols et qui se retrouvent dans l’alimentation de leur bétail.  Un problème de plus en plus fréquent qui engendre dans la plupart des cas, la mort de l’animal.  A Braine-le-Comte, Pierre Debrichy qui élève 35 vaches, en a perdu 8 en 2 ans.

Cet agriculteur brainois ne voit plus qu’elles, il est hors de lui…

« Ces canettes sont jetées par des promeneurs ou des gens qui passent en voiture.  Ils ne réfléchissent pas à la conséquence de leur acte. »

Des canettes, on en retrouve un peu partout sur le bord des routes mais aussi dans ses prairies. De l’herbe fauchée, séchée et conservée, qui, une fois l’hiver venu,  sert d’alimentation à ses vaches.

« Une vache, lorsqu’elle avale ces morceaux, c’est comme si vous lui faisiez avaler des lames de rasoirs.  A tous les coups, elle meurt. »

C’était en décembre dernier, le brainois découvrait des canettes broyées,  dans un ballot préfané. En deux ans, Pierre Debrichy a perdu huit vaches qui ont ingurgité ces pointes métalliques à l’effet dévastateur. 

« Il y a des vaches qui avaient des veaux.  Moi je perds la lactation, le veau, la vache si je devais la vendre.  Ca me fait une perte de 30.000 euros sur deux ans » poursuit l’agriculteur.

Et pourtant, cet éleveur leur fait absorber cet aimant qui fixe la ferraille dans leur panse. Mais rien n’y fait.  Un moyen pas trop onéreux mais qui ne fait pas son travail à 100%. Ce qui explique ces situations dramatiques survenues en si peu de temps.   

« Ce n’est pas détecté par les aimants.  Ce sont des aimants qui sont utilisés lorsqu’il y a un corps étrangers. »

Mais que faire pour endiguer ce problème qui ne touche pas que lui?  Pierre Debrichy pense à l’introduction d’une consigne sur les canettes.

"Tous les agriculteurs rencontrent ce problème.  Avec l'ADL, on essaye de localiser les endroits les plus problématiques."

Pierre Debrichy qui collabore avec l’agence de développement local, espère trouver des solutions et vite.  Ils aimeraient soumettre l’idée des panneaux de sensibilisation aux abords des prairies ou encore des visuels chocs sur les cannettes.

B. Maton

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