Me Discepoli, l'avocat de Paolo Falzone, a déposé auprès de la Cour de cassation un "mémoire de cassation" de neuf pages dans lequel il réfute l'intention de tuer de son client.
Comme il l'avait confié fin juin, Me Discepoli a bien introduit un pourvoi en cassation. Si l'avocat de Paolo Falzone ne conteste pas la responsabilité de son client, il s'oppose à la qualification homicide.
Depuis le début de la procédure, la défense réfute en effet l’intention de tuer de Paolo Falzone. C’est précisément sur ce point que porte le recours introduit devant la Cour de cassation.
Pour rappel, Paolo Falzone a été reconnu coupable de 7 meurtres et 79 tentatives de meurtre pour avoir foncé dans la foule lors d'un ramassage de gilles à Strépy-Bracquegnies en mars 2022. Pour ces faits, la Cour d’assises du Hainaut l’a condamné à 27 ans de prison.
Un " mémoire de cassation " de neuf pages
L'avocat du conducteur de la BMW a déposé auprès de la Cour de cassation un " mémoire de cassation " de neuf pages.
Selon nos confrères de la RTBF, dans ce document, Me Discepoli y soutient que, si la cour d’assises a considéré le véhicule comme une arme, Paolo Falzone n’aurait pas eu conscience de l’utiliser comme telle. L’intention de donner la mort ne serait dès lors pas établie, estime la défense.
La Cour devrait se prononcer dans les mois à venir
Dans son mémoire, l’avocat relève également plusieurs contradictions entre la motivation de la cour d’assises et le rapport de l’expert automobile.
L’un des exemples concerne le freinage avant l’impact. Dans son arrêt, la cour d’assises s’est notamment appuyée sur l’absence de freinage pour établir l’intention homicide. Or, selon la défense, l’expert automobile évoque bien, dans son rapport, un freinage d’urgence. Un freinage tardif et insuffisant, mais qui aurait néanmoins existé.
L’expert précise que ce freinage d’urgence est intervenu seulement une seconde et dix-neuf centièmes avant l’impact. Pour Me Discepoli, cet élément reste toutefois déterminant : si un freinage a bien eu lieu, il serait difficile, selon lui, de conclure à une volonté délibérée de tuer.
La Cour devrait se prononcer sur la recevabilité du recours dans les prochains mois.
Romain Schrevens avec la RTBF
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