Après avoir évité une radiation suite à des litiges administratifs, l'URLC se cherche un nouveau terrain pour entamer le championnat. C'est un nouvel épisode d'une saga sportive, financière et judiciaire qui a débuté voici une quinzaine d'années.
L’histoire de l’URLC commence au mois de mai 2011, le président de l’US Centre Murat Tacal et son homologue Roberto Leone entérine la fusion entre le Matricule 213 et La Louvière-Couillet, l’ancienne RAAL.
Le club devient Union Royale La Louvière Centre et quitte le stade Raymond Dienne pour s’installer au Tivoli. Sportivement, tout semble sourire. Après la réforme des compétitions en 2016, le club est versé en D2 amateurs… et décroche le titre deux ans plus tard.
La suite est beaucoup plus agité, les présidents se succèdent, Murat Tacal, Huseyin Kazanci , Mohamed Damhane et finalement Ousmane Sow, confirmant ainsi le titre de club le plus instable de D1 Amateurs. Malgré les promesses d’investisseurs, le projet s’effondre. Et les coalisés sont relégués en Division 2.
En novembre 2021, le fantasque Ousmane Sow est écarté pour sa gestion jugée catastrophique. Il tente un recours en justice… sans succès.
Une nouvelle direction menée par Oronzo Pupillo, prend alors les commandes dans le but d’assainir la situation. Mais très vite, l’ampleur des problèmes financiers rattrape le club.
L’équipe Pupillo démissionne dès le mois de février 2022.
Les joueurs Christopher Luhaka et Fred Salem intègrent aussitôt la nouvelle cellule chargée de la gestion journalière. On se dirige alors vers une autogestion « à la française ! »
Lors du championnat 2022-2023, le club remporte le tour final de N1/D2 contre Binche mais ne peut accéder à la division supérieur faute de licence.
En coulisses, l’instabilité persiste avec la valse des entraîneurs, pas moins de 17 en trois ans avec une nouvelle relégation la saison dernière. La ville impose alors aux dirigeants un retour dans le vieux Stade Raymond Dienne.
Trop de zones d’ombre, trop d’incertitudes.
Les déboires judiciaires et financiers, ajoutés à une gestion floue de l’école des jeunes, ont fini par briser la confiance avec les autorités communales. La Ville a tranché : fin immédiate de la convention d’occupation du terrain.
Conséquence directe : le club se retrouve sans port d’attache et devra se relocaliser pour entamer la prochaine saison en D3 amateurs. Entre-temps le Matricule 213 a été rebaptisé US Centre La Louvière, véritable pied de nez à l’US Centre Haine St Pierre, nouvel entité qui porte les couleurs rouges et bleus. Cette formation évolue à Dienne en P4 en alternance avec un autre larron, l’Athènes Haine St Pierre, club de P2.
Une situation pour le moins cocasse où les noms se croisent, les clubs se multiplient et les couleurs changent de camp. De quoi en perdre son matricule !