Une affaire de moeurs secoue le monde du football régional depuis ce samedi. Un ancien responsable du recrutement des jeunes de la RAAL La Louvière est accusé de faits graves touchant à l'intégrité sexuelle d'un jeune homme mineur.
C'est au printemps 2026 que Me Lauvaux, en accord avec ses clients dépose une plainte. Les faits qui y sont consignés relèvent d'atteintes graves à l'intégrité sexuelle d'un enfant mineur, sur une période infractionnelle relativement large, par une personne ayant l'autorité dans le cadre de ses fonctions professionnelles et sportives.
Nous sommes dans le contexte footballistique, dans le cadre des activités sportives de l'Académie de sport pour jeunes à La Louvière. Visiblement, un des professionnels est en contact avec un ou plusieurs enfants, mais en tout cas avec en particulier un enfant mineur qu'il va véritablement prendre sous son aile pour l'entraîner. Et c'est dans ce cadre-là que des infractions auraient été commises, présente Me Lauvaux, avocat des plaignants.
La plainte vise un ancien responsable du recrutement des jeunes de la Wolf Academy. La juge d'instruction désignée mène actuellement l'enquête à charge et à décharge.
Au terme de cette enquête, il sera statué en Chambre du Conseil sur la question de savoir si le dossier doit ou non être renvoyé devant le tribunal correctionnel. Si des charges sont rassemblées contre l'auteur alors se tiendra, dans un second temps, l'ouverture d'un procès. C'est évidemment ce que mes clients souhaitent obtenir, explique l’avocat.
Du côté du club de le RAAL - La Louvière, la réaction est survenue dès le mois d'avril, peu de temps après le dépôt de la plainte. La fin de la collaboration avec ce responsable du recrutement des jeunes. Face à cette situation, une question inévitable se pose : s'agit-il d'un cas isolé ? Dans l'état actuel de la procédure, il n'est pas encore possible d'y répondre.
Je n'ai pas pour le moment d'accès complet au dossier. Je n'ai pas une vision globale de tout ce qui se passe. Je ne sais d'ailleurs pas si d'autres plaintes se sont jointes à celle des personnes que je défends, mais souvent, dans ce type de dossier, je peux vous dire que si on a pris une photographie, il n'est pas rare qu'à l'occasion d'un stage, on ait pris d'autres photographies. Tout ça, ce sont peut-être les investigations qui nous dirons quelle est l'ampleur de ce dossier sur lequel, pour le moment, je ne peux ni affirmer ou infirmer quoi que ce soit, conclut Me Lauvaux
Seule certitude, l'état du jeune client, toujours mineur, très perturbé, bouleversé même. Il fait face à cette situation on ne peut plus compliquée et douloureuse grâce notamment au soutien de ses proches.
Contacté par nos soins, le parquet de Mons a confirmé qu'une instruction judiciaire est ouverte et que différents devoirs sont en cours. Sans faire davantage de commentaire dans le cadre du respect du secret de l'instruction.
Sur le même sujet
Recommandations
A Carnières, le chantier de rénovation de la rue de Collarmont tombe à l'eau
Procès Falzone : Me Discepoli avance ses arguments en cassation
Procès Falzone : 27 ans d'emprisonnement pour Paolo Falzone
Procès Falzone: le débat sur les peines avant le verdict final
Procès Falzone: comment les victimes vont-elles vivre "l'après-procès"?
Procès Falzone : les derniers mots et l'attente du verdict
Procès Falzone: la défense apporte ses éléments