Dans plusieurs écoles, le manque d’inscriptions fait planer la menace d’une fermeture. À la Goette comme au Wairau, les équipes éducatives se mobilisent pour tenter de maintenir leurs établissements à flot.
À l’école de La Goëtte, à La Hestre, la rentrée reste incertaine. L’établissement doit compter seize enfants inscrits pour pouvoir rester ouvert. Ils étaient douze au moment du reportage, même si une nouvelle inscription est venue récemment redonner un peu d’espoir à l’équipe éducative.
« Je suis directrice ici depuis quatre ans et on ne l’avait jamais vécu jusque-là », témoigne Nathalie De Gregorio, directrice de La Goëtte.
Cette petite école de quartier avait déjà connu des périodes avec moins d’élèves, mais jamais une situation aussi critique.
Pour l’échevine de l’Enseignement de Manage, Kim d’Hauwer Pinon, cette situation s’inscrit dans un phénomène plus large.
« La raison majeure, c’est évidemment la dénatalité », explique-t-elle.
Les établissements doivent respecter des quotas d’élèves pour conserver leur ouverture, des seuils fixés à une époque où la situation démographique était différente.
« Aujourd’hui, les chiffres n’ont pas été revus alors que la situation a vraiment évolué », estime-t-elle.
À l’école du Wairau, à Morlanwelz, l’incertitude est également importante. L’établissement avait atteint le seuil requis avant la rentrée, avant de voir quatre élèves partir durant le week-end précédant celle-ci.
Une situation d’autant plus difficile pour l’équipe que les petits effectifs permettent un accompagnement individualisé des enfants.
« Les enfants évoluent vraiment à leur aise. Ils se sentent bien, on fait attention à eux parce que c’est des petits groupes », souligne Grégory Loparco, directeur de l’école du Wairau.
Face à cette menace, les équipes éducatives des deux établissements refusent pourtant de baisser les bras.
« Toute l’équipe éducative reste motivée », assure Corinne Leleux, enseignante à l’école du Wairau.
Leur objectif est désormais de convaincre de nouvelles familles et de maintenir ces écoles de proximité ouvertes.
Car derrière les chiffres et les quotas, c’est aussi l’avenir de petites structures scolaires et leur place dans la vie des quartiers qui se joue.
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