Avec le chantier du métrobus, certains commerçants de la chaussée Houtart connaissent des moments difficiles. Si l’impact sur le chiffre d’affaire ne sera pas effacé, des indemnités pourront être demandées au SPW selon certaines conditions bien précises.
La Louvière : les commerçants de la chaussée Houtart étranglés par les chantiers
Déjà fragilisés par les travaux du pont Capitte, les commerçants de la chaussée Houtart doivent aujourd’hui faire face à un nouveau coup dur avec le chantier du métrobus. Une situation difficile à vivre, avec des conséquences parfois lourdes sur leur chiffre d’affaires.
Pour Antonio Russo, gérant de « Russo Pizza », la clientèle est toujours là… mais l’accès pose problème.
« J'ai toujours ma clientèle mais je suis quand même touché. Pourquoi ? À cause des parkings, c'est vraiment un gros problème ici sur la chaussée. Il y a deux restos qui viennent de fermer. »
Un constat encore plus alarmant pour Khalid Manouach, responsable de « Destockage Luminaire ». La coupure de la voirie semble avoir stoppé net toute activité.
« La route est coupée. On n'a pas de passage, on n'a pas de clients. C'est vraiment catastrophique. Ça fait plus d'une semaine que je n’ai vu personne. Alors à la fin du mois, je dois payer le loyer de ma poche. »
Face à cet impact important, des indemnités compensatoires peuvent être sollicitées auprès du Service public de Wallonie. Mais l’accès à ces aides reste encadré par des conditions strictes.
« Ce sont les entreprises de moins de dix personnes qui peuvent solliciter les indemnités. Il faut que leur site soit sur le site des travaux et qu'elles soient enregistrées à la Banque-Carrefour des Entreprises. La demande se fait via l'application WALLINCO. Il faut notamment fournir des photos montrant le commerce et les travaux. Si l'accès piéton est difficile ou si le stationnement est impacté, une indemnité peut être demandée », explique Serge Toussaint, porte-parole du service mobilité du SPW.
Le montant de ces aides est également plafonné.
« Il faut un minimum de 20 jours d’activité impactés. L’indemnité est de 100 euros par jour, soit au minimum 2 000 euros, avec un maximum de 70 jours, donc 7 000 euros », précise-t-il.
Une aide bienvenue, mais souvent insuffisante au regard des pertes subies.
« Pour le moment, j'ai introduit la demande et après seulement je vais savoir si elle est acceptée ou pas. Je ne le cache pas, c'est toujours mieux ça que rien », confie Antonio Russo.
« Si j'arrive à payer le loyer avec ces 100 euros par jour, déjà on va dire ok. Mais si on n'a pas de clients, ça va être impossible. »
Selon les prévisions, les travaux du métrobus devraient s’achever en automne 2027 tout comme ceux du pont Capitte. D’ici là, les commerçants devront continuer à s’adapter… et surtout à tenir bon.
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