Bienvenue chez vous du 15 novembre 2015

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Bienvenue chez vous du 15 novembre 2015

15 novembre 2015 17:15

L'Abbaye d'Orval

Nous commençons notre excursion en terres gaumaises par un de ses fleurons touristiques : l'Abbaye d'Orval. Nul besoin d'avoir déjà foulé du pied les ruines de l'abbaye cistercienne pour savoir qu'ici est produite une célèbre bière trappiste et un non moins célèbre fromage d'abbaye mais les lieux recèlent bien d'autres trésors et méritent assurément la visite.

L'histoire d'Orval remonte au XIème siècle. Les premiers moines venus d'Italie s'y installent en 1070. Un siècle plus tard, la communauté sollicite son rattachement à l'Ordre de Cîteaux. Orval devient donc cistercienne. Elle connaît alors une longue histoire parfois tumultueuse, faite de périodes prospères et d'autres plus difficiles jusqu'au 23 juin 1793 où elle est rattrapée par la révolution française et brûlée.  

L'histoire reprend en 1926 lorsque la famille de Harenne offre les ruines d'Orval à l'Ordre de Cîteaux, pour que la vie monastique y soit restaurée. La reconstruction de l'abbaye actuelle se termine en 1948. 

Voilà pour l'histoire. Reste la légende. Tout aurait commencé au pied d'une fontaine qu'on appelle aujourd'hui la fontaine Mathilde. La veuve Mathilde, avait, par accident, laissé tomber son anneau nuptial dans cette fontaine. Elle se mit à supplier Dieu, et aussitôt une truite est apparue à la surface de l'eau, portant dans sa bouche la précieuse alliance. Mathilde se serait alors écriée : " Vraiment, c'est ici un val d'or ! " et aurait décidé de fonder un monastère en ce lieu béni.

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Musée lapidaire de Montauban

A proximité du village de Buzenol, entre Etalle et Virton, se cache un singulier musée, le musée lapidaire de Montauban. Le musée est situé au milieu d'un bois et n'est accessible qu'au prix de l'ascension d'un petit sentier assez pentu. 

Le musée, œuvre de l'architecte belgo-polonais, Constantin Brodzki, est constitué de quatre blocs vitrés semi-enterrés. Il abrite des bas-reliefs romains quasi à l'endroit-même où ils ont été découverts. 

En réalité, le site de Montauban a été occupé à l'époque celte, gallo-romaine puis carolingienne. Au Moyen-Age, pour élever les remparts et un donjon, les hommes ont utilisé des bas-reliefs romains récupérés sur la chaussée romaine Reims-Trèves toute proche. 
Autre particularité du musée de Montauban, il est totalement libre d'accès. Ici, pas de garde, pas de droit d'entrée, vous pouvez venir y flâner quand vous le souhaitez.

En redescendant du site de Montauban, ne manquez pas le centre d'art contemporain du Luxembourg belge qui se trouve dans la vallée, juste en-dessous du musée.

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Basilique d'Avioth

Une fois n'est pas coutume, nous vous emmenons de l'autre côté de la frontière pour visiter la basilique d'Avioth, surnommée la basilique des champs. Il s'agit d'un immense monument de style principalement gothique qui semble assez saugrenu dans un si petit village.

Au XIème siècle, la Vierge serait apparue dans ce village lorrain. Les pèlerins affluent rapidement et pour contenir la foule, il faut évidemment un édifice à la mesure de la popularité de cette Vierge miraculeuse. Le bâtiment est construit aux XIII et XIVème siècles. 
Notre-Dame d'Avioth est une vierge noire même si elle n'en a plus aujourd'hui l'apparence. Au XVIIIème siècle, son visage a en effet été repeint. Au Moyen-Age, elle était priée pour accorder le miracle du répit aux enfants mort-nés. La famille du bébé le déposait sur l'autel et priait sans interruption, parfois pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu'une coloration rosée ou un soubresaut prouve que la Vierge avait ressuscité l'enfant pour un court instant. Il était alors rapidement baptisé et pouvait être enterré dans le cimetière chrétien. 

Devant la basilique d'Avioth, se trouve la « Recevresse », un édifice unique au monde. Ce chef d'œuvre du gothique flamboyant servait à recevoir les dons des pèlerins avant qu'ils n'entrent dans la basilique. 

La roustiquette

Dernière étape de notre périple gaumais : un bistrot de terroir à Ethe. Dans la cuisine, Maryvonne prépare la roustiquette. Son restaurant est, sans nul doute, l'un des seuls au monde à proposer ce plat traditionnel. Il s'agit, à l'origine, d'un repas « de pauvres » composé de pommes de terre cuites sans eau et de lard gras fondu. Aujourd'hui, Maryvonne l'accompagne de viandes et, alibi diététique oblige, d'une salade. 

La Gaume, à l'instar de toutes les régions rurales, possède de nombreuses spécialités culinaires « qui tiennent bien au corps ». Outre la roustiquette, Maryvonne propose également le célèbre pâté gaumais, la choucroute et la touffaye (composée de pommes de terre, d'oignons et de lardons à l'étuvée).



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