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La Louvière : mise au point sur la criminalité

Publié le 05 août 2022 à 15:34

Du « La Louvière bashing ». C’est en ces termes que le bourgmestre et le chef de corps ont qualifié les critiques dont ils font l’objet après l’assassinat d’un homme lundi. Un fait divers dramatique qui succède à plusieurs autres ces derniers temps.

Chiffres à l’appui, ils ont voulu démontrer lors d’une conférence de presse que la Cité des Loups ne connaissait pas plus de criminalité que les villes wallonnes comparables.

« Notre ville n’est pas un coupe-gorge » clame le bourgmestre Jacques Gobert. Après l’assassinat à coups de couteau d’un homme lundi rue de Belle Vue, les critiques envers le bourgmestre et la police se sont multipliées. Tant sur les réseaux sociaux que du côté de l’opposition MR qui a publié un communiqué qualifié de « poujadiste » par Jacques Gobert.

« On se doit de réagir quand on voit les propos, diffamants parfois, qui sont diffusés par certains. Nous ne pouvons pas rester bien sûr muets et on se doit de remettre les pendules à l'heure», prévient-il.

Le bourgmestre et le chef de la zone de police entendent objectiver la situation chiffres à l’appui. Des chiffres qui viennent du Fédéral précise Eddy Maillet. Ils comparent la criminalité dans les villes wallonnes de plus de 50.000 habitants.

« Ca nous permet de pouvoir affirmer qu'il n'y a pas à La Louvière plus de faits. Disons que qu'ailleurs on est dans une moyenne et il est clair qu'on doit avec tout le temps, tout le temps, rester vigilant parce que aujourd'hui des faits peuvent se produire » regrette le maieur. « Récemment, sur la place Mansart, des personnes qui viennent de France ont mené une expédition punitive. On est aussi tributaire d'éléments extérieurs, de réseaux parfois. Mais comme toutes les grandes villes, je crois. »

Autre graphique : le nombre de faits. On en a relevé 7439 l’an passé et ils sont en baisse constante depuis 2016. Beaucoup de critiques, estime le chef de la zone, attisent le sentiment d’insécurité.

« A mon sens, oui. C'est effectivement un sentiment d'insécurité et je déplore que devoir courir après des bribes de rumeurs que certains colportent après un fait en jouant sur ce que j'appelle un police bashing ou un anti sécurité bashing qui finalement ne contribue pas à ce travail quotidien et a cet impact puisque on a tendance à confondre l'insécurité et le sentiment d'insécurité. »

Quant aux moyens dont dispose la zone de police, ils sont suffisants, juge le bourgmestre. Elle compte 301 effectifs mais il manque entre 15 et 20 personnes.

« Là aussi, je veux couper les ailes à des contrevérités portées par certains, sur le plan politique notamment. La ville de La Louvière octroie un budget de 16 millions à sa zone de police. Et il faut savoir que cette année encore, près d'un million d'euros sur le budget total de la zone de 25 millions n'ont pas pu être dépensés par la zone de police par défaut de recrutement. »

Les policiers seraient-ils trop peu présents dans la rue ? Faux ! rétorque le chef de zone.

«Ces derniers mois, on n'a jamais mis autant de policiers dans les rues de La Louvière et on n'a jamais effectué autant de contrôles que depuis le mois de mai. Donc les critiques formulées envers nos services sont totalement infondées et injustifiées. »

Ces trois derniers mois, 1200 personnes et plus de 500 véhicules ont été contrôlés entrainant 182 sanctions administratives, 182 PV et 75 perceptions immédiates. Mais même mille radars ne pourront jamais empêcher un drame comme celui de Strépy, ajoute le policier.

 

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