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Jolimont : service pédiatrique à saturation

Publié le 30 novembre 2022 à 18:19

Nez bouché, toux, fièvre. Des symptômes classiques en cette période. Mais chez les enfants en bas âge, la situation peut vite s'aggraver. La maman de Lise témoigne :

« Lise a commencé de la température jeudi soir. Vendredi, on a été chez le médecin traitant. On a d'abord décelé une bronchite. Et dimanche, son cas s'aggrave vraiment. Je n'ai pas le choix. On va aux urgences et là, on décèle la bronchiolite. Elle est hospitalisée depuis dimanche. Elle a eu un petit peu d'oxygène pour dire de l'aider. Depuis ce matin, ça va beaucoup mieux ».

Les explications du Dr Jean Papadopoulos, chef du service pédiatrique de Jolimont :

« La bronchiolite, c'est un virus. Donc ça commence toujours par une infection des voies respiratoires supérieures, un nez bouché, une toux, un peu de fièvre chez les plus petits. Une difficulté alimentaire, parfois, parfois d'une détresse respiratoire. Et quand la détresse respiratoire s'installe et qu'ils ont besoin d'oxygène, on les hospitaliser. Et là, quand la situation se dégrade à ce moment-là, il faudra avoir recours à des soins intensifs. En fait, la maladie est arrivée beaucoup plus tôt que les autres années. Le pic était atteint autour du dans les premières semaines de décembre. Ici, la maladie. Le pic bruxellois était dans la première quinzaine de novembre. Donc, comme on n'a jamais fait face à une telle évolution de la maladie, c'est difficile de prédire ce qui va se passer. »

 Ce petit garçon de trois semaines souffre lui aussi d'une bronchiolite. Il fait partie des patients bruxellois transférés vers l'hôpital de Jolimont par manque de place. Depuis dimanche, c'est toute l'organisation familiale qui est chamboulée. Kajida Azahaf, maman de Jouneyd :

« Ça a été dur parce que comme j'ai aussi d'autres enfants, ce n'est pas facile de s'organiser. Un mari qui travaille, qui n’a plus de congé de paternité, qui n’a plus droit aux vacances. Je trouve ça assez, très difficile. »

« L'épidémie a d'abord touché Bruxelles », nous dit le Dr Jean Papadopoulos, chef du service pédiatrique de Jolimont « Et donc on a pu aider les Bruxellois à déborder sur le centre et sur les hôpitaux de La Louvière dans un premier temps. Mais maintenant, l'épidémie est en train de monter aussi dans nos régions. Donc les hôpitaux sont vraiment, en tout cas les services de pédiatrie, à saturation. Sur les 40 patients qui sont hospitalisés pour le moment sur les trois quarts des bronchiolites. »

Une épidémie sans précédent, d'autant plus difficile à gérer que les équipes soignantes sont déforcés.

 « Après Le confinement, évidemment, il y a la défection du personnel médical, des hôpitaux et donc la fermeture de lits par manque de personnel. Et ça se sent beaucoup dans les hôpitaux, à Bruxelles mais aussi chez nous. Et la non-reconnaissance par les services publics de l'importance des soins pédiatriques qui sont sous financés et avec des gestionnaires d'hôpitaux qui doivent encaisser des coûts énormes pour financer les services de pédiatrie. Des soignants à nouveau mis à rude épreuve. »

La période des bronchiolites peut s'étendre jusqu'en février.

M. Pintus

 

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